Mardi 14 Mai, le nouveau long-métrage du réalisateur et scénariste américain Jim Jarmusch, The Dead Don’t Die, a été présenté à Cannes en avant-première. Ce premier long-métrage à concourir pour la Palme d’or cette année est sorti en salle le même jour en France, et le casting est impressionnant !

Un film de zombies… qui n’en est pas un

Dans la petite ville de Centerville, quelque chose cloche. La lune est omniprésente dans le ciel, la lumière du jour se manifeste à des horaires imprévisibles et les animaux commencent à avoir des comportements inhabituels. Les nouvelles sont effrayantes et les scientifiques sont inquiets. Mais personne ne pouvait prévoir l’évènement le plus étrange et dangereux qui allait s’abattre sur Centerville : les morts sortent de leurs tombes et s’attaquent sauvagement aux vivants pour s’en nourrir. La bataille pour la survie commence pour les habitants de la ville.

Si le film peut d’abord s’apparenter à un film d’horreur classique, le comique reprend vite le dessus : les morts-vivants sont bien présents tout au long du film, mais malgré leur apparence terrifiante, ils sortent tellement tranquillement de leur tombe que personne ne risque de paniquer…

Un casting impressionant

The Dead Don’t Die promet « un casting à réveiller les morts », et le pari est réussi : avec notamment Bill Murray, shérif totalement dépassé par les événements, Adam Driver, son adjoint impassible face aux zombies qui menacent sa ville, Chloë Sevigny, une policière effrayée, Tilda Swinton, parfaite en thanatopractrice ou encore Iggy Pop, RZA et Selena Gomez, c’est en effet un casting sans faute pour Jim Jarmusch.

Un engagement écologique et politique

The Dead Don’t Die est bien sûr une comédie et un hommage au 7ème art avec ses très nombreuses références musicales et cinématographiques à Star Wars, Psychose ou encore The Night of The Living Dead, mais pas seulement.

Dans ce treizième long-métrage, Jim Jarmusch utilise les zombies pour parler de son pays : non seulement le réalisateur fait le choix d’une catastrophe écologique pour expliquer le retour à la vie des morts de Centerville, mais il multiplie également les clichés en dressant le portrait d’une Amérique pro-trump et climatosceptique. Du détail de la casquette “Make America White Again” aux zombies obsédés par le Wifi et le Chardonnay, il dépeint en réalité notre société vouée, selon lui, à s’auto-détruire. “Ça va mal finir” vous voilà prévenu.

Céline

 

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